Conseil municipal du 25 juin 2026

Voici les interventions de notre groupe:

M. le maire, il fait chaud. C’est déjà la deuxième vague caniculaire, une troisième est attendue et nous ne sommes qu’au début de l’été. Un épisode exceptionnel, certains relativiseront. Mais depuis les premiers relevés de température et des canicules en 1947, les phénomènes se multiplient et s’intensifient. C’est un fait scientifique. L’année médiane de l’effectif des canicules est 2010. Autrement formulé, la moitié des canicules relevées se sont déroulées avant 2010 (en 63 ans) et l’autre moitié depuis 2010 (en 16 ans).

Le sujet nous préoccupe tous, il est d’actualité. Comment s’adapter ? Comment adapter nos logements ? Où trouver des lieux climatisés ? Certains privilégient la technologie et la responsabilité individuelle. C’est probablement un moyen mais qui a ses limites. Pour refroidir un endroit, on réchauffe un autre endroit. Principe thermodynamique, on déplace le problème. Et on oublie au passage tous ceux en situation de précarité.

A l’échelle collective, communale voire métropolitaine pour ce qui nous intéresse, l’enjeu se situe au niveau de l’urbanisation. Des matériaux utilisés, des contraintes données aux promoteurs et surtout de la végétalisation des espaces publics.

D’ailleurs, dans le document décrivant le dernier Budget Primitif, nous relevions des opérations nommées verdissement localisées au jardin Stervinou, sur la place du centre bourg et dans les cours d’école. Nous vous encouragions d’ailleurs dans cette démarche mais est-ce suffisant ?

De plus, de nombreux immeubles sont sortis de terre depuis quelques années. Les promoteurs ont-ils été contraints d’adapter leurs constructions ? Les techniques existent, on sait construire des bâtiments passifs, le coût est peut-être plus élevé. Mais est-ce un luxe ? Les futurs bâtiments seront encore là dans trente ans.

J’en termine M. le maire. Au-delà des mesures d’urgence prises, comment envisagez-vous de redessiner notre commune, ses équipements, sa voirie pour l’adapter au changement climatique et au phénomène d’îlot de chaleur urbain que nous connaissons aussi à Guilers ?

M. le maire, avez-vous inscrit l’adaptation au changement climatique en tête de vos préoccupations ? Nous pensons qu’il faut élaborer un véritable plan pour notre commune. Nous serions bien évidemment prêts à y participer et la réflexion pourrait inclure les citoyens motivés. De plus, nous vous suggérons d’employer temporairement un chargé de mission pour appuyer ce travail.

En espérant que l’urgence climatique ne soit pas enfermée aux oubliettes d’ici à 6 mois, je vous remercie de votre écoute.

 Monsieur le Maire, chers collègues, 

La loi n° 2022-217 prévoit la possibilité que tout élu local de consulter un référent déontologue dans le cadre de son mandat pour lui apporter conseil vis–à-vis du respect des principes déontologiques présent dans la charte de l’élu local que nous avons tous signé en acceptant de siéger dans ce conseil. Les missions de ces référents nous semblent essentielles pour que chaque élu puisse avoir pleine connaissance des ces droits et de ses devoirs. L’importance de ce poste et la confidentialité des échanges qui pourront être tenus nous amènent donc à nous interroger sur les références et le parcours de M. Begel. Avant de pouvoir voter sur sa désignation, le groupe Ensemble pour Guilers regrette le manque d’informations ayant mené au choix actuel, quelles expériences et compétences justifie le justifie-t-il ? En cela, le groupe s’abstient sur cette désignation. 

M. le Maire, cher collègues,

Une année de plus. Une année de plus avec des tarifs  similaires à ceux de l’année précédente pour les aides aux activités scolaires. Pourtant l’inflation, elle continue d’être là et les coûts desdites activités augmentent avec elle. Sans mentionner les crises géopolitiques qui agissent sur le coût de l’énergie. Qu’il s’agisse d’un voyage ou des timbres postaux, difficile d’imaginer que l’un ou l’autre soit resté aux mêmes coûts que l’année dernière. 

Quelles raisons pourraient donc justifier que les tarifs restent les mêmes ? S’il est question d’une baisse du nombre d’élèves, il ne serait alors pas inenvisageable d’augmenter ces tarifs pour que les dépenses globales restent alors similaires à l’année dernière, soulager les familles devant financer une partie des voyages de leurs enfants, ou permettre des voyages plus qualitatifs. 

Nous connaissons toutes et tous les différences de visions et d’analyses politiques entre notre groupe et la majorité, mais en voici un exemple. En l’état, conserver les mêmes tarifs revient à faire porter une charge plus lourde pour les établissements et les familles finançant des activités dont les coûts ont augmenté, mais aussi potentiellement à réduire l’enveloppe globale des aides proposées par la commune. 

Nous ne sommes pas contre l’attribution d’aides aux activités scolaires, bien au contraire, mais nous estimons que la délibération actuelle ne prend pas suffisamment en compte le contexte socio-économique de nombreuses familles sur Guilers. C’est pour cela que notre groupe s’abstient. 

La convention d’objectifs et de moyens liant notre CSC L’Agora et la commune court depuis 2013 : 13 années que nous traversons différentes crises, économique, financière, sanitaire, climatique !

En juin 2013 donc, la précédente majorité faisait voter un avenant à la convention d’objectifs et de moyens entre la commune et l’Agora.

Avant les années Covid 2020 et 2021, la subvention accordée par la commune semble adaptée et s’approche bon an mal an du montant maximal prévu par l’enveloppe. En tout cas, les finances de l’Agora sont viables. Puis, les années Covid dégradent l’activité et mécaniquement les subventions en sont réduites.

Lors du dernier renouvellement de cette convention, en décembre 2022, l’occasion était donnée d’augmenter l’enveloppe maximum de 62 800 €. Mais non, la répartition au sein de l’enveloppe évolue mais pas l’enveloppe elle-même. Tant pis pour L’Agora !

En effet, cette année et pour la quatrième année consécutive, la subvention proposée atteint le montant maximum de l’enveloppe, les fameux 62 800€… En 13 années de crise, les structures associatives, comme les foyers ou les collectivités, ont subi l’inflation et ont observé leurs dépenses croître fortement. Si on s’arrête à ces éléments, il est légitime de penser que la participation de la commune jaugée à 62800€ était adaptée en 2013 mais ne l’est plus en 2026.

Evidemment ce n’est pas tout. La revalorisation des salaires de la branche suite à la réforme de la convention collective au 1er janvier 2024 a considérablement impacté la masse salariale de l’Agora. Aujourd’hui, la situation financière de l’Agora n’est plus viable.

Je ne vous apprends rien, vous êtes au courant de la situation. Pour sa part, le conseil d’administration a mis en place des évolutions de sa politique tarifaire et un certain nombre de propositions de source de financement. L’Agora se démène pour sa survie.

La balle est dans le camp de votre majorité. Qu’allez-vous inscrire dans la nouvelle convention qui doit être signée en fin d’année ? Allez-vous tacitement laisser couler notre bien commun ou allez-vous permettre à L’Agora de rester la pierre angulaire de l’action sociale et culturelle sur Guilers ?

Dans l’attente de connaître votre intention, nous nous abstiendrons sur ce vote.